Le jour où… J’ai démissionné

Aujourd’hui, je souhaiterais vous parler de la démission. Certains d’entre vous y pensent peut-être à cet instant, d’autres sont peut-être déjà passés par ce moment, d’autres ont peut-être déjà tenté de franchir le pas sans y parvenir.

Je me souviens parfaitement du jour où j’ai démissionné et que je l’ai annoncé à ma famille puis à mon employeur. Déjà petit indice : la famille d’abord…

Petite rétrospection sur la réaction de l’entourage personnel. Il y a ceux qui sont catastrophés. A la louche, c’est 80% d’entre eux. Et là, préparez-vous à une véritable plaidoirie, belle et touchante j’en conviens, mais destinée à vous faire changer d’avis.

« Mais, tu vas faire quoi maintenant ? »
Je vais continuer à vivre et à travailler pardi ! Le chômage ne fait pas partie de mes résolutions de 2015.

« Mais, comment tu vas faire pour payer ton loyer ? »
Telle la fourmi, je me suis préparé « quand la bise fut venue » pardi ! Mon projet n’est certainement pas de retourner chez maman et papa.

« Mais, tu as bien réfléchi ? »
Oui, je ne me suis pas levé un matin en me disant « Aujourd’hui, je démissionne ! ». J’ai pesé le pour et le contre. Un salaire et des missions intéressantes, soit. Et le reste ? On passe son temps au travail, on fait face à un sentiment de manque de reconnaissance, de progression ou de responsabilités. On a aussi parfois un projet de reconversion, on déménage, on suit un conjoint muté ou on refuse de se faire muter tout simplement. Autant de raisons qui peuvent pousser à la réflexion et au départ.

Il y a aussi ceux qui passent très vite à autre chose, je dirais 19%.
« Tu vas trouver un emploi rapidement. Sinon, on mange quoi ce soir ? »

Et pour finir, les 1% qui le savaient avant même que vous le sachiez vous-même.
« Enfin ! Viens, on va fêter ça. »

Et la réaction de l’entourage professionnel ?
Le silence. Parfois, c’est la première réponse que vous obtenez. Vous notez une surprise sans nom. Puis, arrive la phase de questionnement et de négociation.
« Vous êtes sûr de vous ? »
« Pourquoi aujourd’hui ? »
« Je pensais que votre plan de carrière chez nous était clair »
« On peut en parler autour d’un déjeuner ? »
« Vous êtes déjà embauché dans une autre entreprise ? »

La peur viscérale du lendemain. La pression sociétale. 5,6 millions de chômeurs. Aujourd’hui, tout le monde a un ami, un cousin, un frère, une sœur ou un parent en recherche d’emploi. S’en est presque honteux de penser à la démission de nos jours. Alors en parler et franchir le pas, cela relève du domaine de l’inimaginable. On vous diagnostiquerait presque la folie. Fini de culpabiliser. Si vous en êtes là aujourd’hui, c’est que la décision et l’acte sont mûrement réfléchis.

Alors cinq mots d’ordre : s’écouter, anticiper, se préparer, négocier et agir.

 

Aussi à l’aise en conduite de projet qu’en communication, je partage mon expertise en RH.

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